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Isolation par l'intérieur (ITI) — Guide de référence FAIRĒKO
Le Lexique · Systèmes constructifs

Isoler par l'intérieur

L'isolation par l'intérieur (ITI) est souvent la seule option en rénovation : façade classée, mitoyenneté, budget. C'est aussi la plus délicate. Mal pensée, elle piège l'humidité et pourrit le mur. Bien pensée — avec des matériaux qui respirent et des nœuds constructifs traités — elle réchauffe sans rien abîmer. Voici comment la réussir : la physique, le diagnostic, les systèmes biosourcés, et ce qu'il ne faut jamais faire.

U 0.21W/m²K atteignable
≥12hdéphasage (confort d'été)
CO₂−bilan biogénique négatif
0pare-vapeur plastique
Aller à
1 Pourquoi et quand

L'isolation par l'intérieur : un choix souvent imposé

On isole rarement par l'intérieur par préférence. On le fait parce que l'extérieur est impossible : une façade en pierre qu'on ne peut pas recouvrir, une maison mitoyenne, un règlement d'urbanisme, un budget qui ne suit pas. L'ITI répond à ces contraintes — à condition d'en accepter les règles.

Quand l'ITI s'impose

Façade à préserver (pierre, brique apparente, modénatures, bâtiment classé) · mitoyenneté · copropriété qui bloque l'extérieur · rénovation pièce par pièce · budget limité · besoin d'agir vite sur une seule paroi.

⚠️ Ce qu'il faut accepter

On perd quelques centimètres habitables · le mur n'est plus protégé du froid par l'intérieur, il faut donc gérer l'humidité · les nœuds constructifs (planchers, refends) deviennent des points sensibles · le diagnostic préalable n'est pas optionnel.

ℹ️
La différence fondamentale avec l'extérieur. En isolant par l'extérieur, on garde le mur « au chaud » : il reste du côté tiède, il sèche, il ne gèle pas. En isolant par l'intérieur, on laisse le mur côté froid : il subit le gel, il se charge d'humidité, et il ne peut plus sécher que vers l'extérieur — ou vers l'intérieur si, et seulement si, on a choisi des matériaux ouverts à la vapeur. Tout l'art de l'ITI tient dans cette gestion de l'humidité.
2 La physique

Le principe : étanche à l'air, ouvert à la vapeur

C'est la phrase la plus importante de toute la page. Une paroi isolée par l'intérieur doit être étanche à l'air mais ouverte à la vapeur. Ces deux notions sont souvent confondues — et cette confusion fait pourrir les murs.

🌬️ L'air : à bloquer

L'air chaud et humide qui s'infiltre par les fissures et les joints transporte énormément d'eau, très vite. C'est la convection. Si cet air atteint le mur froid, il y dépose sa vapeur sous forme de condensation. On bloque donc les flux d'air par une couche d'étanchéité continue (enduit serré, frein-vapeur posé jointif).

💧 La vapeur : à laisser passer

La vapeur d'eau qui migre lentement à travers les matériaux, par diffusion, doit pouvoir traverser et ressortir. Si on la bloque avec un film plastique étanche, elle s'accumule au point froid et condense. Un mur ancien doit pouvoir sécher dans les deux sens : on choisit des matériaux perméables à la vapeur (µ faible).

⚠️
L'erreur classique. Mettre un pare-vapeur plastique étanche (film polyéthylène) sur un mur ancien, en croyant « protéger de l'humidité ». On fait l'inverse : on empêche le mur de sécher vers l'intérieur, l'eau reste piégée, le bois des planchers encastrés pourrit, l'isolant se gorge et perd son pouvoir isolant. Sur du bâti ancien, la règle est claire : jamais de pare-vapeur plastique, jamais de polystyrène côté intérieur.

Pourquoi le biosourcé, justement

Les matériaux biosourcés et minéraux ouverts — chanvre, fibre de bois, liège, terre, chaux — sont hygroscopiques : ils absorbent l'humidité quand l'air est humide, la stockent un temps, puis la restituent quand l'air s'assèche. La paroi devient un régulateur. C'est exactement le comportement qu'on recherche en ITI sur bâti ancien : un système ouvert qui accompagne les cycles d'humidité au lieu de les bloquer.

3 Diagnostic

Avant d'isoler : régler l'humidité

Isoler un mur humide, c'est emprisonner le problème derrière l'isolant. La première étape n'est pas thermique, elle est sanitaire : comprendre d'où vient l'eau et la traiter. Un mur sec et sain est la condition de tout le reste.

  1. Identifier l'origine de l'humiditéRemontées capillaires par le pied de mur, infiltrations latérales, condensation de surface, fuite ponctuelle ? Chaque cause appelle un remède différent. Tant que la source n'est pas traitée, aucun isolant ne tiendra.
  2. Traiter avant d'isolerDrainage, arase étanche, reprise d'enduit extérieur, ventilation : on assèche et on protège le mur. On ne pose jamais un isolant sur un support encore humide.
  3. Vérifier l'état du supportEnduit qui sonne creux, sels, salpêtre, bois encastré dégradé : on répare. Les têtes de poutres dans la maçonnerie sont un point critique — l'isolation les refroidit et peut accélérer leur pourrissement si l'humidité n'est pas maîtrisée.
  4. Choisir un système ouvertUne fois le mur sain, on choisit un système qui restera ouvert à la vapeur, pour que le mur continue de respirer après travaux. C'est l'assurance de durabilité.
⚠️
Les têtes de poutres : le point noir de l'ITI. Dans le bâti ancien, les solives de plancher sont souvent encastrées dans le mur extérieur. En isolant par l'intérieur, on refroidit la zone d'appui : la vapeur peut y condenser et faire pourrir le bois, sans qu'on le voie. C'est l'un des risques les plus documentés de l'ITI. Il se traite par un système ouvert, une étanchéité à l'air soignée autour des entrevous, et parfois un isolant capillaire actif qui assèche la zone.
4 Lire un R

R, U, λ : ce que mesurent les chiffres

Trois lettres reviennent partout. Les comprendre, c'est pouvoir comparer deux solutions sans se faire avoir par un argument commercial.

Les trois grandeurs thermiques de base
SymboleCe que c'estSens de lecture
λ (lambda)Conductivité du matériau, en W/m·KPlus c'est bas, mieux le matériau isole. Propriété intrinsèque, indépendante de l'épaisseur.
RRésistance thermique d'une couche, en m²·K/WPlus c'est haut, mieux la couche isole. R = épaisseur ÷ λ. C'est le chiffre clé d'un isolant.
UTransmission de toute la paroi, en W/m²·KPlus c'est bas, moins la paroi laisse fuir la chaleur. U ≈ 1 ÷ (somme des R). C'est le chiffre de la paroi finie.

Concrètement : un isolant a un λ (sa qualité), on choisit une épaisseur, on en déduit un R (la performance de la couche), et l'addition de tous les R de la paroi donne le U final. Un λ un peu plus élevé (comme celui du chanvre, autour de 0,041) se rattrape par quelques millimètres d'épaisseur en plus — et s'accompagne d'autres qualités que le λ ne dit pas : déphasage, régulation d'humidité, carbone stocké.

🧮
Pour calculer votre paroi. Le calculateur thermique FAIRĒKO compose votre mur couche par couche et vous donne le R, le U, la conformité PEB de votre région, le déphasage, le bilan carbone et le score de confort. C'est l'outil pour passer de la théorie à votre cas précis. Ouvrir le calculateur →
5 Confort & carbone

Ce que le R ne dit pas : le confort d'été et le carbone

Deux parois peuvent avoir le même R et ne pas offrir le même confort, ni le même impact climatique. C'est là que les biosourcés se distinguent — et c'est ce que mesure le calculateur FAIRĒKO au-delà du simple U.

Le déphasage : le confort d'été

En hiver, ce qui compte c'est le R. En été, c'est le déphasage : le temps que met la chaleur extérieure pour traverser la paroi. Un isolant léger (laine minérale) laisse passer la chaleur en quelques heures — la pièce surchauffe l'après-midi. Un isolant dense et lourd (chanvre, fibre de bois) retarde cette chaleur de 10 à 12 heures ou plus : le pic de chaleur arrive la nuit, quand on peut ventiler. Le mur travaille comme un volant thermique.

Pourquoi la densité compte. Le déphasage dépend de la masse et de la capacité du matériau à stocker la chaleur. Les biosourcés denses (chanvre compact, fibre de bois) stockent beaucoup ; les isolants légers très peu. À R égal, c'est ce qui sépare une chambre vivable d'une chambre étouffante en canicule — un enjeu qui ne fait que grandir avec le réchauffement.

Le bilan biogénique : un mur qui stocke du carbone

Un isolant pétrosourcé (polystyrène, laine minérale) émet du CO₂ à sa fabrication. Un isolant biosourcé (chanvre, bois, liège) a, lui, capté du carbone pendant la croissance de la plante. Ce carbone biogénique reste stocké dans le mur pendant toute la vie du bâtiment. Sur certaines parois biosourcées, le carbone stocké dépasse les émissions de fabrication : la paroi devient un puits de carbone, au lieu d'une source.

🌿 Les indicateurs de confort FAIRĒKO

Comme dans le calculateur thermique, on ne regarde pas que le U. On regarde ce qui fait une paroi réellement saine, confortable et bas carbone :

U
Performance hiverW/m²K
Déphasage
Confort d'étéheures
CO₂−
Carbone biogéniquekg CO₂/m² stocké
Capillaire
Mur qui respireµ faible
🧮
Le score de confort. Le calculateur FAIRĒKO combine ces dimensions — isolation d'hiver, performance d'été, chaleur ressentie des parois, type d'émetteur — en un score de confort, et signale honnêtement toute donnée non documentée plutôt que de l'inventer. C'est un outil d'aide à la décision, pas une certification.
6 Nœuds constructifs

Le détail qui décide de tout

On peut poser le meilleur isolant du monde : s'il s'arrête au mauvais endroit, la performance s'effondre. Les nœuds constructifs — les jonctions entre l'isolant et le reste du bâti — sont le vrai sujet de l'ITI. Un mur bien isolé mais mal raccordé peut être moins performant qu'un mur moins épais entièrement traité.

Pourquoi ? Parce que l'ITI s'arrête à chaque obstacle : un plancher qui traverse le mur, un mur de refend perpendiculaire, l'embrasure d'une fenêtre. À ces endroits, l'isolant est interrompu, et la chaleur s'échappe par cette interruption — c'est le pont thermique. Pire, ce point froid peut devenir un point de condensation et de moisissure côté intérieur.

🪵 Les planchers

Là où une dalle ou des solives traversent le mur, l'isolant ne peut pas continuer. On prolonge l'isolation sur un retour (sur le plancher, ou sur le plafond en dessous) pour casser le pont thermique sur quelques dizaines de centimètres.

🧱 Les refends

Chaque mur intérieur qui rejoint la façade crée un pont thermique linéaire. On traite par un retour d'isolant le long du refend, sur une largeur suffisante pour éloigner le point froid de la surface habitable.

🪟 Les embrasures

Tableaux de fenêtres, linteaux, appuis : zones étroites où l'isolant doit se poursuivre en faible épaisseur. On y emploie souvent un isolant mince très performant pour garder un minimum de résistance sans condamner la lumière.

💡
La règle d'or de l'ITI. Un mur isolé à 6 cm avec tous ses nœuds constructifs traités tient mieux, dans la durée, qu'un mur isolé à 20 cm dont les jonctions sont négligées. L'épaisseur de l'isolant ne fait pas la qualité du résultat : c'est la continuité qui la fait. C'est le principe que retient la documentation technique FAIRĒKO / NBS.
7 Vapeur : trois stratégies

Gérer la vapeur : trois écoles

Une fois l'air bloqué, comment gère-t-on la vapeur d'eau ? Il existe trois grandes stratégies, de la plus fermée à la plus ouverte. Sur bâti ancien, FAIRĒKO privilégie nettement les deux dernières.

Les trois stratégies de gestion de la vapeur en ITI
StratégiePrincipePour quel murPosition FAIRĒKO
Pare-vapeurUne membrane bloque presque toute la vapeur côté chaud. La paroi ne sèche que vers l'extérieur.Construction neuve, ossature fermée, support non capillaire.À éviter sur bâti ancien : ferme le mur, ne pardonne aucun défaut de pose.
Frein-vapeur hygrovariableUne membrane « intelligente » : étanche en hiver, ouverte en été. Elle freine sans bloquer et laisse le mur sécher à la belle saison.Rénovation, ossature bois, supports mixtes.Bonne solution polyvalente, sûre, tolérante.
Capillaire actifAucune membrane. L'isolant lui-même conduit l'humidité par capillarité et l'évacue vers l'intérieur où elle s'évapore. Le mur respire dans les deux sens.Bâti ancien massif, pierre, brique, murs un peu humides.La voie de référence pour le patrimoine : système entièrement ouvert.
ℹ️
Le capillaire actif, comment ça marche. Des matériaux comme le silicate de calcium, le chanvre ou la fibre de bois conduisent l'eau liquide par leurs micropores. Si un peu de condensation se forme au contact du mur froid, elle est aspirée par l'isolant, ramenée vers la surface intérieure, et évaporée dans l'air de la pièce. Pas de film, pas de piège : l'humidité circule et repart. C'est le système le plus tolérant pour un mur ancien qui a toujours « respiré ».
8 Familles de systèmes

Deux grandes manières de poser l'isolant

Au-delà de la gestion de la vapeur, il y a deux façons mécaniques de mettre l'isolant en œuvre contre le mur. Le choix dépend de la planéité du support et du fini recherché.

Système collé / enduit

🧱 Isolant collé au mur

Le panneau isolant est collé directement contre le mur avec un mortier adapté, puis recouvert d'un enduit (chaux, terre). Pas de vide d'air, contact intégral, idéal pour conserver l'inertie et la respiration. Demande un mur assez plan ou un gobetis de rattrapage.

Pour : panneaux chanvre, fibre de bois, liège, silicate de calcium. Finition enduit minéral respirant.

Système contre-cloison

🪵 Ossature + parement

On monte une ossature (idéalement en profil biosourcé pour ne pas créer de pont thermique), on remplit d'isolant entre montants, et on referme par un parement. Permet de rattraper un mur très irrégulier et de passer des réseaux. L'étanchéité à l'air se gère au parement ou au frein-vapeur.

Pour : isolant souple ou panneau, ossature bois ou profil cellulose, parement terre-chanvre ou fermacell.

⚠️
L'ossature métallique : à éviter en ITI biosourcée. Un profil acier traverse l'isolant et conduit le froid : c'est un pont thermique répété sur toute la paroi, et un point de condensation potentiel. Sur du bâti ancien, on lui préfère une ossature bois ou un profil en cellulose recyclée, qui ne crée pas ce pont et reste cohérent avec un système ouvert à la vapeur.
9 Le système FAIRĒKO

L'ITI biosourcée structurée : jusqu'à U = 0,21

Voici le système que FAIRĒKO met en avant pour le bâti ancien : entièrement biosourcé, ouvert à la vapeur, sans pare-vapeur plastique, avec une ossature qui ne crée pas de pont thermique. Il combine isolation, déphasage et stockage de carbone — et atteint des performances de paroi neuve.

🏆 Performance du système complet

PI-Hemp Wall + profil SORIWA + plaque terre-chanvre + enduit terre — résultat de calcul de paroi :

0,21
U paroiW/m²K
≥12 h
Déphasageconfort d'été
CO₂−
Bilan biogéniquepuits de carbone
µ ≤ 2
Vapeur-ouvertcapillaire

Les couches du système, par fonction

  1. Accroche — gobetis sur le mur existantUne couche d'accroche à la chaux (NHL + sable) homogénéise l'absorption du mur ancien et crée l'interface mécanique. Support préhumidifié, projeté ou à la main. C'est la transition entre le mur d'origine et le système isolant.
  2. Isolation — panneau de chanvreLe PI-Hemp Wall (panneau rigide de chanvre, λ ≈ 0,041, µ ≤ 2, réaction au feu C-s2,d0, certifié ETA 24/0170) apporte la résistance thermique et le déphasage. Posé en double couche pour limiter les ponts thermiques d'ossature. Ouvert à la vapeur, capillaire, biosourcé à 85%.
  3. Structure — profil cellulose SORIWALe profil structurel en cellulose recyclée remplace l'ossature métallique : il porte le parement sans créer de pont thermique, et reste cohérent avec un système entièrement ouvert. Bilan carbone négatif.
  4. Parement — plaque terre-chanvreLa plaque Schleusner (terre + chanvre) referme la paroi, régule l'hygrométrie et offre une masse thermique légère. Surface saine, respirante, prête à enduire.
  5. Finition — enduit de terreUn enduit d'argile (gamme Hins) ou de chaux fine termine la paroi : esthétique, régulateur d'humidité, entièrement réversible. La couche qui fait respirer le tout.

Les variantes, selon le budget et la cible

Trois niveaux d'ITI biosourcée — résultats de calcul de paroi, à valider sur projet
NiveauCompositionPerformance indicative
EssentielGobetis + chanvre + enduit chauxR ≈ 2 m²·K/W — une première amélioration franche
RenforcéGobetis + chanvre + profil SORIWA + chanvre + parement argileR ≈ 3,9 m²·K/W — bon compromis confort/épaisseur
CompletDouble chanvre + SORIWA + plaque terre-chanvre + enduit terreU ≈ 0,21 W/m²K — niveau performance, puits de carbone
🧮
Votre configuration exacte. Les épaisseurs et performances dépendent de votre mur, de votre région et de vos objectifs PEB. Le calculateur thermique FAIRĒKO compose votre paroi et donne le R, le U, le déphasage, le bilan carbone et le score de confort pour votre cas. Composer ma paroi →
10 Les isolants

Les isolants biosourcés pour l'ITI

Tous compatibles avec un mur qui respire. Chacun a son terrain de prédilection, son λ, son déphasage et son comportement à l'humidité. Voici ceux que FAIRĒKO distribue ou recommande pour l'isolation par l'intérieur.

PI-Hemp Wall chanvre · ETA
Panneau rigide de chanvre, λ ≈ 0,041, µ ≤ 2, feu C-s2,d0, certifié ETA 24/0170. Cœur du système ITI biosourcé : isolant, déphasant, capillaire, ouvert à la vapeur. 85% de fibres de chanvre. Épaisseurs de 20 à 160 mm.
Chanvre · panneau · capillaire actif
PI-Hemp Flex chanvre · souple
Rouleau souple de chanvre pour le remplissage entre montants d'une ossature. Même λ ≈ 0,041, feu C-s2,d0. Idéal en système contre-cloison, épouse les irrégularités.
Chanvre · souple · entre-montants
Fibre de bois rigide bois
Panneau dense, λ ≈ 0,040, excellent déphasage grâce à sa masse. Très bon en capillaire actif collé-enduit. Confort d'été remarquable.
Bois · déphasage élevé · capillaire
Liège expansé ICB liège
Panneau naturellement imputrescible, λ ≈ 0,038, insensible à l'humidité et aux insectes. Collé puis enduit chaux. Le choix robuste pour les zones sensibles.
Liège · imputrescible · durable
CaNaDry EXIE chanvre-chaux
Chanvre-chaux versé à la main (sans machine), λ ≈ 0,054, déphasage ≥ 15 h, bilan carbone négatif. Pour remplir une ossature ou doubler en banchage léger. Compatible bâti ancien.
Chanvre-chaux · vrac · CO₂ négatif
Silicate de calcium minéral · mur humide
Panneau minéral hautement capillaire, pour les murs sujets à l'humidité ou à la condensation. Assèche activement la paroi. Le spécialiste des situations délicates.
Minéral · capillaire actif · assainissant
💡
Le profil SORIWA et la plaque terre-chanvre. En complément des isolants, le profil structurel SORIWA (cellulose recyclée, remplace l'acier, bilan carbone négatif) et la plaque Schleusner terre-chanvre complètent le système ITI sans introduire de pont thermique ni de matériau fermé. Cohérence totale d'un système ouvert.
11 À proscrire

Ce qu'il ne faut jamais faire sur du bâti ancien

Quelques erreurs reviennent sans cesse et détruisent les murs anciens. Les connaître, c'est éviter le sinistre. Aucune de ces solutions n'a sa place en ITI sur du bâti respirant.

🚫 Le pare-vapeur plastique

Film polyéthylène étanche sur un mur ancien : il bloque le séchage vers l'intérieur, l'humidité s'accumule au point froid, le bois encastré pourrit. Sur du bâti respirant, c'est l'erreur n°1.

🚫 Le polystyrène (PSE / XPS)

Isolant totalement fermé à la vapeur, collé contre un mur ancien : le mur ne respire plus, l'eau reste piégée derrière la plaque, l'enduit se décolle. Jamais côté intérieur sur du bâti ancien.

🚫 La laine minérale sous film

Laine de verre ou de roche associée à un pare-vapeur fermé : système conçu pour le neuf étanche, inadapté à un mur capillaire ancien. La laine se gorge si le moindre défaut d'étanchéité à l'air laisse passer la vapeur.

🚫 Isoler un mur humide

Poser n'importe quel isolant avant d'avoir traité la source d'humidité : on enferme le problème, on l'aggrave, on le rend invisible jusqu'au sinistre. Le diagnostic d'abord, toujours.

🛑
Le principe à retenir. Sur un mur ancien, tout système fermé à la vapeur est un piège à humidité. La logique « plus c'est étanche, mieux c'est protégé » est juste pour le neuf et fausse pour le patrimoine. Un mur ancien a toujours respiré : on doit le laisser respirer.
12 Règles de chantier

Les règles d'une ITI réussie

De la théorie au mur fini, quelques règles concentrent l'essentiel. Les suivre, c'est mettre toutes les chances de son côté.

  1. Le diagnostic avant toutOrigine de l'humidité identifiée et traitée, support sain et sec. Aucun isolant ne se pose sur un problème non résolu.
  2. Choisir un système ouvertSur bâti ancien, on reste ouvert à la vapeur : isolant capillaire ou frein-vapeur hygrovariable, jamais de pare-vapeur plastique ni de polystyrène.
  3. Soigner l'étanchéité à l'airBloquer la convection : jonctions continues, raccords aux fenêtres et planchers traités. C'est l'air qu'on arrête, pas la vapeur.
  4. Traiter tous les nœuds constructifsPlanchers, refends, embrasures : on prolonge l'isolant en retour pour casser chaque pont thermique. La continuité prime sur l'épaisseur.
  5. Protéger les têtes de poutresSoigner l'étanchéité à l'air autour des solives encastrées et privilégier un isolant capillaire qui assèche la zone d'appui.
  6. Finir par une couche respiranteEnduit terre ou chaux : esthétique, régulateur d'humidité, réversible. La couche qui garde le système ouvert.
🩺
Un doute sur votre mur ? Chaque mur ancien est un cas particulier. Décrivez votre situation à l'assistant FAIRĒKO : il diagnostique le support, propose des systèmes complets et cohérents, et justifie chaque choix — sans jamais inventer de donnée. Et pour chiffrer la paroi, le calculateur thermique fait le reste.

Isoler sans abîmer, c'est une méthode

L'isolation par l'intérieur réussit quand elle respecte le mur : on assèche, on choisit l'ouvert, on traite chaque nœud. FAIRĒKO distribue les matériaux biosourcés et l'expertise pour le faire — du panneau de chanvre à l'enduit de terre.