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Physique du bâtiment Surchauffe d'été Choix d'un isolant Conception · Prescription Symbole c

Chaleur massique c · J/(kg·K)

c = Q ÷ (m × ΔT) · joules par kilo et par kelvin

​‌​​​‌​‌​‌​​​‌​​​​‌‌​​‌​​​‌‌​‌‌​La chaleur massique est l'énergie qu'il faut pour élever d'un degré un kilogramme de matériau : c = Q ÷ (m × ΔT), en J/(kg·K). C'est la troisième entrée du trio qui fabrique la diffusivité et l'effusivité, avec la conductivité et la masse volumique — et c'est celle où les matériaux biosourcés prennent leur avance.

Définition citable · ECO-DICO, FAIRĒKO, 2026

Explication

C'est la grandeur la moins regardée des trois, et c'est celle qui explique pourquoi un isolant végétal se comporte différemment d'un isolant minéral à λ égal. Les matériaux minéraux tournent autour de 1 000 J/(kg·K) ; le bois, la cellulose et le chanvre sont à 1 600, 2 100, parfois davantage. À masse égale, un matériau végétal encaisse deux fois plus d'énergie pour la même montée en température. C'est la moitié de l'explication du déphasage des biosourcés ; l'autre moitié est leur masse volumique, plus élevée que celle des laines légères. Le mot voisin est « capacité thermique », et il faut savoir de laquelle on parle : la chaleur massique se rapporte à un kilogramme, la capacité thermique d'une paroi à un mètre carré de mur — cette dernière est l'inertie, symbole κ, et elle intègre l'épaisseur réellement atteinte par l'onde de chaleur. Passer de l'une à l'autre demande la masse volumique et une profondeur, pas une simple conversion d'unité. Deux réserves de lecture. La valeur normalisée est celle du matériau sec : l'eau a une chaleur massique de 4 180 J/(kg·K), donc un matériau humide en affiche une plus élevée — ce qui ne se transforme pas en confort, l'eau ayant d'autres effets bien moins souhaitables. Et c varie peu d'un produit à l'autre au sein d'une même famille : inutile d'en faire un argument de choix entre deux fibres de bois, c'est entre familles que l'écart se joue.

Ce que ça change en chantier

C'est entre familles que c fait la différence, pas entre produits. Comparer deux panneaux de fibre de bois sur leur chaleur massique n'apporte rien ; comparer une fibre de bois à une laine minérale, si.

Pour le confort d'été, lisez c avec ρ. Le produit ρ × c est ce qui stocke ; c'est lui qui, divisé par λ, ralentit l'onde de chaleur.

Prenez la valeur sèche. Une chaleur massique relevée sur un matériau humide est plus élevée à cause de l'eau, et cet apport-là ne se prescrit pas.

Ne confondez pas avec l'inertie. Une chaleur massique élevée sur un matériau très léger ne fait pas une paroi inerte : il faut de la masse en place, donc une épaisseur réellement atteinte par le cycle de 24 heures.

Erreur fréquente

« Cet isolant a une grosse capacité thermique, donc la maison sera inerte. » Deux glissements dans une phrase. D'abord la confusion d'échelle : la chaleur massique se compte au kilogramme, l'inertie d'une paroi au mètre carré — un matelas de laine de chanvre à 35 kg/m³ a une excellente chaleur massique et ne pèse que 7 kg au m² sous 20 cm, donc il ne stocke presque rien. Ensuite l'oubli de λ : le stockage ne sert au confort d'été que s'il est associé à une conduction faible. Les valeurs du tableau donnent l'ordre de grandeur de l'écart entre familles : la fibre de bois retient deux fois plus d'énergie par kilogramme que la pierre — mais un kilogramme de pierre est bien plus vite réuni.

Ordres de grandeur — BelgiqueFrance

Ordres de grandeur

Chaleur massique de quelques matériaux — valeurs sèches

MatériaucFamille
Fibre de bois, souple ou rigide≈ 2 100végétal
Ouate de cellulose≈ 1 600végétal recyclé
Laine de chanvre≈ 1 600végétal
Bois massif résineux≈ 1 600végétal
Paille, botte sur chant≈ 1 500végétal
Liège en dalles≈ 1 500végétal
Laine minérale≈ 1 030minéral
Enduit de terre≈ 1 000minéral
Brique pleine≈ 1 000minéral
Béton, chape≈ 1 000minéral
Pierre calcaire dure≈ 1 000minéral
Carrelage céramique≈ 840minéral

Valeurs sèches, reprises des tables de valeurs de calcul de la NBN EN ISO 10456 — les mêmes que celles employées par les fiches Effusivité, Déphasage thermique, Inertie thermique et Diffusivité, pour que les cinq restent comparables. Elles varient peu au sein d'une famille : l'écart utile est entre végétal et minéral, pas entre deux produits voisins. Un matériau humide affiche une chaleur massique plus élevée, l'eau étant à 4 180 J/(kg·K) — ce n'est pas un gain de confort.Valeurs sèches, reprises des tables de valeurs de calcul de l'EN ISO 10456 — les mêmes que celles employées par les fiches Effusivité, Déphasage thermique, Inertie thermique et Diffusivité, pour que les cinq restent comparables. Elles varient peu au sein d'une famille : l'écart utile est entre végétal et minéral, pas entre deux produits voisins. Un matériau humide affiche une chaleur massique plus élevée, l'eau étant à 4 180 J/(kg·K) — ce n'est pas un gain de confort.

Systèmes concernés

Systèmes concernés

  • Comparaison été de deux isolants à λ égal — le produit ρ × c
  • Sarking biosourcé : pourquoi la fibre de bois dense l'emporte sous toiture
  • Correction d'un comble surchauffé sans toucher à la résistance thermique
  • Comparaison été de deux isolants à λ égal — le produit ρ × c
  • Sarking biosourcé : pourquoi la fibre de bois dense l'emporte sous toiture
  • Correction d'un comble surchauffé sans toucher à la résistance thermique
Source normative — BelgiqueFrance

Source normative — BelgiqueFrance

NBN EN ISO 10456NBN EN ISO 13786
EN ISO 10456EN ISO 13786